Spécialiste du logement connecté, Christophe Brachet, de CIF-Domotique, met à profit son expérience du terrain pour former les électriciens, installateurs et bureaux d’études sur tout l’écosystème Ubiwizz. Parcours…

Certains hommes vont au travail parce qu’il faut bien vivre, Christophe Brachet, lui, n’envisage pas une profession qui ne rime pas avec passion. Quelle que soit son activité. Ce spécialiste de l’habitat connecté, fondateur de CIF-Domotique, qui fait aujourd’hui du conseil, de l’intégration et de la formation sur la technologie EnOcean et les solutions Ubiwizz, a connu, il est vrai, un parcours exaltant et pour le moins atypique.

Sa carrière démarre dans l’aéronautique, en tant que mécanicien avionique sur hélicoptère : « J’ai fait vingt ans l’armée de terre. J’ai débuté ma carrière en temps que mécanicien au sol, spécialiste sur tout ce qui touche à la génération électrique, la radio, la navigation, l’électronique sur un hélicoptère. » Il devient ensuite mécanicien navigant. Pendant six ans, il pratiquera son métier à bord d’hélicoptères gros porteurs type Puma. « J’ai beaucoup voyagé ! » Mais difficile, dans ces conditions, de concilier sa vie professionnelle et sa vie familiale, et Christophe Brachet sent qu’il est temps de découvrir d’autres horizons…

En 2012, il quitte l’armée et « monte » sa petite entreprise individuelle d’électricité. Le retour à la terre ferme est un peu rude, la haute technicité lui manque. Deux ans plus tard, une occasion se présente : il prend la gérance d’une société spécialisée dans le courant faible, les alarmes professionnelles et la vidéoprotection. Il y ajoute et développe une autre activité, la domotique, qui deviendra vite sa nouvelle passion. Trois ans plus tard, Christophe Brachet cède sa société et quitte la région de Pau pour s’installer à 600 km de là, à Mollégès (Bouches-du-Rhône), près de Saint-Rémy-de-Provence. C’est là qu’il crée sa structure actuelle, CIF-Domotique.

« CIF comme Conseil, Intégration et Formation, explique Christophe Brachet, ma société a à peine deux ans. Aujourd’hui, je développe la partie conseil et je cherche de nouveaux clients parmi les électriciens, mais aussi les constructeurs et les agents immobiliers. Et je continue l’intégration parce que j’aime ça, je suis un technicien. » En domotique, cela fait un bail qu’il explore les technologies radio grand public et les voit évoluer. C’est même comme cela qu’il a fait la connaissance de Pascal Stephany, l’un des grands experts français de la domotique, et aujourd’hui product manager Ubiwizz chez Decelect. Entre les deux hommes, le courant passe. Autour d’une même passion naît aussi une amitié.

Très tôt, Christophe Brachet découvre ainsi tout le potentiel du protocole sans fil EnOcean : « Ce qui est intéressant avec cette technologie, contrairement à d’autres comme le Z-Wave, c’est qu’on n’est pas obligé de travailler avec une passerelle. On a les deux facettes. En mode standalone, on peut faire de l’appairage interrupteur-module, c’est très simple à mettre en œuvre et ça convient bien à un électricien qui veut faire une rénovation : il peut rentrer chez un client avec cette spécificité standalone, et ensuite évoluer sur du connecté, avec une passerelle. »

Il est vrai que le mode standalone d’EnOcean est bluffant, il n’a pas son pareil pour vous convaincre un auditeuren quelques minutes : « Quand je fais une présentation à un constructeur ou un électricien, je commence toujours par la spécificité standalone. Et là, déjà, ils sont stupéfaits ! Je leur montre qu’on peut faire un interrupteur centralisé pour les volets roulants en trois minutes, ou installer un autre bouton, et hop, vous avez une télécommande générale pour tout l’éclairage de l’appartement. C’est génial. En deuxième partie de formation, je passe au mode connecté. On prend une passerelle et on fait du scénario, de l’interopérabilité multi protocoles, de la connexion à distance… » Christophe Brachet n’a pas pour autant abandonné les autres technologies comme le Z-Wave, qu’il continue de suivre et d’installer. « EnOcean, ça marche super bien et ça correspond à au moins 80 % du marché d’aujourd’hui. Mais pour moi, les technologies sont tout simplement complémentaires », confie-t-il.

Son intérêt pour les solutions Ubiwizz est tout aussi enthousiaste et motivé : « J’ai choisi Ubiwizz parce qu’ils avaient une box, une passerelle qui intégrait les périphériques EnOcean, mais pas seulement. Si l’on prend d’autres passerelles EnOcean pour faire des scénarios, l’intégration permet au mieux de faire du On/Off avec les modules. La passerelle Ubiwizz permet de modifier les paramètres des modules, ils vont beaucoup plus loin. On peut paramétrer, activer la fonction répéteur, mettre une temporisation sur un module ou même éteindre un voyant situé en façade. Ubiwizz a vraiment exploité toutes les possibilités qu’offraient les modules, toute la stack EnOcean intégrée dans un module. »

Son activité de formateur, elle, a commencé avec le lancement de Flexom, les logements connectés de Bouygues Immobilier. Lorsqu’Ubiwizz est retenu par le promoteur immobilier pour équiper ses logements connectés, Pascal Stephany, d’Ubiwizz, anticipe qu’il va falloir former des électriciens sur les produits et les process. Il demande donc à Christophe Brachet de l’aider à préparer un dossier formation, au départ sur Flexom.

Les formations de CIF-Domotique couvrent aujourd’hui un territoire bien plus vaste, elles concernent tout l’écosystème Ubiwizz, pensé autour de la technologie EnOcean, certes, mais qui sait rester ouvert aux autres univers. Et pour Christophe Brachet, une chose est sûre, la domotique est devenue un métier à part entière. L’électricien ne peut plus s’improviser domoticien, d’autant que le temps lui manque souvent pour faire de la veille technologique. Se former ou faire appel à un intégrateur qui a les compétences et l’expérience en domotique (sans oublier de solides connaissances en électricité !), pour lui, voilà les clés du succès.